Agenda

Exposition "Possédé.e.s - Déviance, Performance, Résistance"
 
Samedi 26 Septembre 2020, 12:00 - Dimanche 3 Janvier 2021, 12:00

La Panacée - Montpellier

L'exposition "Possédé.e.s - Déviance, Performance, Résistance" est à découvrir au MO.CO. Panacée jusqu'au 3 janvier 2021.

Possédé·e·s est une exposition pluridisciplinaire rassemblant plus de 25 artistes internationaux. Elle explore le rapport entre les corps résistants ou exclus, et les ésotérismes : se réapproprier et performer les identités féministes, queers ou décoloniales.

Sculptures, vidéos, peintures, installations... Elle est activée par des performances au sein d’une scénographie architecturale de Mr. & Mr. et d’un travail sur la lumière de Serge Damon dans laquelle le visiteur devient l’acteur principal d’une expérience quasi cinématographique.

Un riche programme de performances, de conférences et de projections vient compléter l’exposition. Possédé·e·s entre en résonance avec l’histoire de Montpellier, ville reconnue pour ses traditions et son histoire liées à la Faculté de Médecine qui fête en 2020 ses 800 ans. Un symposium explore les relations de la médecine et de l’occulte.

27 artistes
71 oeuvres exposées
15 productions d’oeuvres
3 co-productions
5 performances
1 concert de PEREZ

Nécromancie et spiritisme, divination (astrologie, cartomancie, chiromancie), magie et alchimie (sortilèges, potions, élixirs) : autant de gestes et de rituels dont la force émane d’un corps en mouvement. L’occulte n’a de sens que performé. Ces actes, ce sont des corps bannis qui s’en emparent. L’occulte est la science des corps déviants. Il faut être exclu.e et en retour s’exclure des normes sociales, religieuses ou économiques pour devenir sorcière ou prêtre vaudou, pour parler aux esprits et se laisser emporter par eux.
L’occulte s’érige alors comme résistance contre les dogmes, le patriarcat, les pouvoirs dominants, les religions, les savoirs admis : la majorité. Il est l’autre, le caché. Il est ce qui révèle.

Cette chaîne (déviance-performance-résistance) explique pourquoi et comment une nouvelle génération d’artistes internationaux s’empare de l’occulte : le corps de l’occulte est un corps genré, racisé, politisé.

L’exposition explore le féminisme, le queer, le décolonialisme, et la manière avec laquelle les artistes se réapproprient avec fierté certaines figures : la sorcière, le prêtre vaudou, le spirite qui deviennent les gardien·ne·s de visions du monde alternatives, mis·e·s à l’écart mais résistant·e·s dans la nuit de l’occulte.

Le corps racisé, soumis, est au coeur des installations monumentales de Dominique White dont les matériaux symboliques, ayant subis des altérations par la mer, le vent ou l’artiste elle-même, invoquent les histoires de l’esclavagisme et de la traversée de l’Atlantique : ce sont les fantômes des corps jetés à la mer qui réapparaissent.
Dans les peintures fantasmagoriques de Sedrick Chisom, des images contemporaines de Black Lives Matter se confondent avec des figures provenant de la mythologie occidentale et une iconographie chrétienne médiévale pour parler de l’histoire des colonisations et de la mémoire de corps soumis.

Les autoportraits sculptés de Kelly Akashi, le bestiaire de Jean-Marie Appriou et le mobilier aux formes anthropomorphiques de Nils Alix-Tabeling ainsi que les sculptures d’Anna Hulačová, envoûtent par les transformations alchimiques que subissent les matières comme le verre, le bois ou le bronze. Figure par excellence de la sorcellerie, une des victimes majeures des chasses aux sorcières, la femme âgée, célibataire, ménopausée, se trouve au centre du film de
Pauline Curnier Jardin, dans lequel l’artiste célèbre la sensualité et le droit du corps vieillissant au plaisir et au désir sexuel. La sorcière ressurgit dans les oeuvres de Nandipha Mntambo et Laura Gozlan.
Apolonia Sokol crée une nouvelle peinture et réinterprète Le Printemps de Botticelli avec des personnages trans. Le div, un esprit maléfique qui provoque douleur et destruction, hante les dessins de M. Mahdi Hamed Hâssanzada, artiste afghan exilé dont le travail renvoie à la lutte et à l’affirmation d’une identité queer interdite dans son pays.

Artistes de l'exposition

Nicolas Aguirre, Kelly Akashi, Nils Alix-Tabeling, Jean-Marie Appriou, Raphaël Barontini, Sedrick Chisom, Pauline Curnier Jardin, Iain Forsyth et Jane Pollard, Laura Gozlan, Lewis Hammond, M. Mahdi Hamed Hassanzada, Anna Hulačová, Jean-Baptiste Janisset, Joachim Koester, Paul Maheke, Pierre Molinier, Myriam Mihindou, Nandipha Mntambo, Antonio Obá, Jimmy Richer, Apolonia Sokol, Chloé Viton, Dominique White.

Et des performances et œuvres hors les murs de Pierre Huyghe, Latifa Laâbissi, Luara Learth Moreira, PEREZ.

Les commissaires

Vincent Honoré, Directeur des expositions MO.CO. avec Caroline Chabrand, Curator MO.CO. et Anya Harrison, Curator MO.CO., assistés de Laureen Picaut


Horaires de l'exposition :

Ouvert du mercredi au dimanche, de 12h00 à 19h00

Entrée libre, accessible à tous

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