Enquête sur le renouvellement des concessions des plages naturelles sur Villeneuve-lès-Maguelone



Pour répondre aux besoins du public qui portent essentiellement sur la pratique balnéaire, l'État peut conclure, généralement avec les collectivités, des concessions de plage pour organiser l'aménagement, l'exploitation et l'entretien de la plage.

(article L. 2124-4 du CGPPP). La plage peut ainsi accueillir des plagistes, titulaires de contrat de concession (anciennement convention d'exploitation) dont l'emprise ne doit pas dépasser 20 % de la surface des plages naturelles.

Cette nouvelle concession est demandée pour une durée de Dix ans (période 2019-2028) à compter du 1er janvier 2019. Cette durée de deux fois cinq ans permet de lancer des Délégations de Service Publics pour les activités de plage de durée égale et correspondant à la durée des permis de construire saisonnier qui devront être déposé par les futurs délégataires

Ce projet de concession comporte des modifications par rapport à la concession précédente sur l'implantation des activités balnéaires pour tenir compte de la régression du trait de côte ayant entraîné une diminution de la largeur de la plage et pour tenir compte des éléments suivant :

  • Une concession qui répond à un tourisme balnéaire de qualité dans un site à forte valeur patrimoniale ;
  • Une bonne intégration dans l'environnement paysager local, pour tenir compte de la forme du cordon dunaire et périmètre de protection de la cathédrale ;
  • Des infrastructures temporaires équitablement réparties, fonctionnelles pour les bénéficiaires des occupations ;
  • Une réponse adaptée à la modification du trait de côte et à l'augmentation de la laisse de mer par mauvais temps. À ce titre une sous-concession sera déplacée en haut de plage ;
  • Le maintien du libre accès piétonnier en bord de plage et la mise en place d'accès adaptés aux personnes à mobilité réduite ;
  • Assurer la sécurité et la salubrité sur ces espaces
  • Renforcer l'information du public sur la valeur patrimoniale de ces espaces.

Le public pourra déposer ou transmettre ses observations et propositions durant l’enquête du lundi 3 décembre 2018 à 9h au vendredi 4 janvier 2019 à 17h

  • Sur le registre d’enquête, côté et paraphé par le commissaire enquêteur, déposé à la mairie de Villeneuve-les-Maguelone, siège de l’enquête

à titre indicatif les heures d'ouverture des bureaux sont les suivantes :
- lundi, mardi, jeudi et vendredi 8h30 à 12h00 14h00 à 17h30
- mercredi 8h30 à 12h00 14h00 à 19h15

  • Par écrit  :

Commissaire enquêteur, M. Philippe ORIGNY
concession des plages naturelles au titre de 2019-2028
Hôtel de Ville
Place Porte Saint-Laurent
34750 Villeneuve-les-Maguelone

  • Sur cette page via le registre dématérialisé qui sera mis en place à partir du 3 décembre 9h.

Le commissaire enquêteur M. Philippe ORIGNY recevra les observations et propositions du public à la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone, lors de ses permanences aux dates et horaires suivants :

  • lundi 3 décembre 2018 de 9h00 à 12h00
  • mercredi 19 décembre 2018 de 16h00 à 19h00
  • vendredi 4 janvier 2019 de 14h00 à 17h00

Observations postées

DateNomObservation
2 janv. 2019Association POZEIAPOZEIA
lamerpourtous@pozeia.com

02 janvier 2019

A Monsieur Philippe ORIGNY,
Commissaire enquêteur
34 750 Villeneuve-lès-Maguelone

Monsieur,

Aujourd'hui, peu d'infrastructures répondent réellement aux besoins des personnes handicapées pour accéder en toute autonomie à la mer.
Il existe des fauteuils amphibies et différents types de cheminement de plage, mais les personnes handicapées restent dépendantes d'une tierce personne pour évoluer dans l'eau ou pour tirer ces fauteuils sur les cheminements.

On retrouve donc ces personnes parquées au bord de l'eau, cantonnées à observer les « valides » profiter des plaisirs de la baignade sans avoir les moyens de les rejoindre.
Or si partir en vacances est une règle, ne pas partir est un symptôme d'une position marginale ou les prémices d'une exclusion (Jean Viard). Le fait de pouvoir, comme tout un chacun, bénéficier des bienfaits de l'eau de manière
autonome relève du même engagement.

Avec le vieillissement de la population, l'accessibilité des plages et de la baignade vont devenir un enjeu de nature différente.
En effet, de par leur nombre et leur besoin, les populations âgées qui font face à des difficultés motrices variées, ne pourront se satisfaire de l'offre d'accessibilité actuelle.
Une demande particulière est en train d'émerger et conduira, si elle est laissée sans réponse, a une nouvelle situation d'exclusion.
En France, les projets sociopolitiques répondant à une demande d'intégration et de participation sociale des personnes en situation de handicap, se trouvent généralement confrontés à des impasses :
organisationnelles, institutionnelles, socio-culturelles, techniques ou financières.
De fait, la majorité des prestataires touristiques et des institutions regardent les aménagements d'accessibilité qu'en terme de restrictions et de contraintes (Blaho-Poncé, 2013).
N'ayant pas les outils disponibles ou les marges de manoeuvre nécessaires, les efforts pour répondre à la demande d'accessibilité sont fort mal appréciés et découragent les donneurs d'ordre.
Alors pourquoi, malgré ces efforts des collectivités et malgré les technologies existantes aujourd'hui, l'offre d'activités balnéaires serait-elle tant restreinte aux personnes jeunes et valides ?
Après tout, la poussée d'Archimède, elle, ne fait pas de distinction...

L'enquête publique relative au projet de concession des plages naturelles situées sur le territoire de la commune de Villeneuve-Lès-Maguelone au profit de Montpellier Méditerranée Métropole donne une place importante dans les débats sur l'aménagement d'accès aux personnes à mobilité réduite.
Les plages de cette commune sont reconnues « handi-plage » niveau 3 depuis plusieurs années et garantissent de très bonnes conditions d'accueil des personnes à mobilité réduite.
Ces deux points témoignent, à eux seul, de l'engagement fort des pouvoirs publics locaux pour faire de ces plages des lieux d'inclusions accessibles à tous.
.../...
C'est donc pour soutenir et mettre encore plus en valeur cette démarche, que l'association POZEIA suggère d'inclure dans le nouveau projet de concession l'ambition de faire de ces plages les premières plages « accessibles à tous en toute autonomie » de France.

D'un point de vue pratique, cela consisterait à envisager dans ce projet de concession les modalités d'implantation d'équipements et services expérimentaux pour favoriser l'accès à la baignade afin d'en démontrer la pertinence et l'efficacité sociale, culturelle, architecturale, technique et économique.

En effet et au delà, nombre de projets de recherche liés à la mer, portés entre autres au sein du projet I-SITE MUSE (Université de Montpellier), bénéficieraient d'un accès simplifié au littoral de notre territoire à des fins expérimentales.

En très forte collaboration avec l'écosystème local, l'association POZEIA pourra évidement proposer son soutien au travers de la réalisation d'études de faisabilité (socio-culturelle, architecturales ou techniques), de ses capacités de maitrise d'oeuvre et de maitrise d'exploitation et de maintenance des
installations.
La réussite d'une telle ambition nécessite une méthode globale et inclusive basée sur un dialogue efficace entre l'ensemble des parties prenantes. C'est un projet de long terme dont l'acte fondateur pourrait justement être ce nouveau projet de concession.

Quelques mots sur POZEIA...
« POZEÏA » a pour objet de concevoir et de promouvoir l'accessibilité dans les lieux publics et en particulier de porter le projet « La mer pour tous » qui vise à réaliser des installations de plages accessibles, depuis la voie publique jusqu'aux lieux de baignade dans le respect de la qualité architecturale, environnementale et paysagère. Cette accessibilité s'entend pour tous usagers et en toute autonomie.
L'association « POZEÏA » rassemble des architectes, des chercheurs et enseignants en psychosociologie, génie mécanique et génie civil, et des spécialistes de la gestion de projet d'innovation et de tourisme.
L'association propose un panel de compétence unique et complémentaire pour répondre aux multiples facettes de la problématique de l'accessibilité des plages.

L'Association a déjà contribué ou contribue actuellement à la réalisation de plusieurs études pour le développement de technologies spécifiques pour l'accessibilité : pontons temporaires, dispositifs de mise à l'eau, type « ascenseur à eau ».
- Équipements démontables, légers, design, écologiques respectant l'environnement et le paysage
- Conception innovante prenant en compte tous types d'handicap, dans une cohérence personnalisée aux spécificités du lieu, et de chaque plage.
- Parcours ludiques et attractifs répondant aux différents besoins des personnes, enfants, personnes âgées, malvoyantes, ou personnes en fauteuil roulant.

Tout en restant à votre disposition, et en attente d'une rencontre avec les élus pour vous présenter
notre projet, veuillez recevoir Monsieur, mes meilleurs voeux pour l'année 2019.
Pour « POZEÏA », Joëlle Pons

POZEIA
lamerpourtous@pozeia.com

30 déc 2018AnonymeJe suis contre les concessions de plage.
La plage est un endroit naturel qui doit rester libre et gratuit pour tous.
Non à la marchandisation de la plage.
Non à la pollution sonore, olfactive, .... de cet endroit naturel.
Arrêtons de dégrader nos plages avec ces constructions qui détruisent la tranquillité des plages.
23 déc 2018RenrofAdeptes des randonnées pédestres autour de l'etang du Prévost, le circuit emprunte la route qui conduit au parking du Prévost en passant devant le site de l'Ifremer. Sur près d'un kilomètre, le piéton n'est pas en sécurité : plus de trottoir ! En été, c'est infernal, il faut se garer entre les rochers quand les voitures se croisent !
22 déc 2018PiquenotJe suis contre les infrastructures pour touristes!! Protégeons l environnement!
Très cordialement
Aurelie Piquenot
6 déc 2018AnonymeBonjour,

Il est important que le caractère naturiste de la plage qui s'étend du parking du Prevost à la cathédrale soit preservé. C'est un atout pour le territoire. Il est regrettable que les intérêts privés du restaurant carré mer réduise chaque année la portion de plage naturiste.

Afin que les choses soient claires, ne vaudrait il pas mieux faire de cette portion de plage une plage réservée à la pratique du naturisme bien délimitée en condamnant éventuellement certains accès piétons au niveau du petit chemin derrière la plage plutot que d'avoir un naturisme uniquement toléré qui suscite une confusion pour les touristes ou les clients du restaurant. La cohabitation entre textiles et naturiste sera réussie si les limites sont clairement indiquées.

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