Déplacement de l'A9



Le projet de déplacement de l’autoroute A9 est d’abord une question de sécurité routière. C’est ensuite un élément déterminant dans l’aménagement du territoire et l’organisation des déplacements, dans le cadre du Plan de Déplacement Urbain multimodal. Le 30 avril 2007, cette proposition a été déclarée « projet d’intérêt public ». Depuis, plusieurs études ont permis d’identifier précisément la nature des travaux devant être réalisés.

Conformément aux recommandations de la Commission Nationale du Débat Public, différentes concertations se sont tenues sur le projet de déplacement optimisé, inscrit dans la bande de terrain déclarée d’utilité publique. Il s’agissait d’expliquer les avantages et inconvénients des différents partis d’aménagement évoqués et de recueillir les avis du public sur les principales caractéristiques du projet à réaliser.

Des travaux d’intérêt public

Montpellier Agglomération a déjà fait connaître sa position favorable à une solution s’inscrivant dans la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de 2007, validée par le Conseil d’Etat ; cela permettra de proposer des solutions entre les communes de Baillargues et Saint-Jean-de-Védas.
La maîtrise d’ouvrage de l’opération sera assurée par ASF (Autoroutes du Sud de la France), concessionnaire de l’A9, tandis que le délai de réalisation, à compter de la décision ministérielle, est estimé à 6 ans environ. Toute autre solution impliquerait au moins 4 ans de plus pour l’obtention d’une nouvelle DUP et plus de 10 ans pour assurer la mise en service de l’ouvrage. Cette hypothèse est bien sûr inacceptable pour Montpellier Agglomération et l’ensemble des collectivités territoriales impliquées dans ce projet, dont il convient de rappeler la nécessité et l’urgence.

Pourquoi déplacer l’A9 ?

Actuellement, tous les déplacements qui convergent ou transitent par Montpellier s’opèrent sur l’Autoroute A9. Aux heures de pointe, des bouchons se forment, du fait de la densité du trafic ; les risques d’accident sont multipliés. En période estivale, comme lors des différentes vacances, les trois voies de l’autoroute sont proches de la saturation. La circulation a lieu à vitesse réduite et, bien souvent, en « accordéon ». Fort de ce constat, le déplacement de l’autoroute devenait nécessaire pour en améliorer la fluidité et, surtout, la sécurité.
La solution adoptée consiste à séparer le trafic local de l’international. Ce dernier circulera sur la future autoroute déplacée, tandis que le trafic local continuera à s’effectuer sur l’autoroute actuelle. Celle-ci pourra alors être mise en conformité avec les normes environnementales en vigueur. Devenue la zone sud de contournement urbain, elle viendra s’ajouter aux contournements est et ouest, aujourd’hui incomplets.

Un nouvel élan pour le transport public

 L’autoroute A9 déplacée permettra de finaliser le contournement routier. A terme, toutes les portes de l’Agglomération seront desservies et des parkings-relais inciteront les usagers à utiliser le tramway.
L’élan donné au transport public pourra alors être amplifié. Ainsi, le système multimodal de déplacements urbains devrait faire augmenter de 25% la fréquentation du réseau des transports publics. Conséquemment, le pourcentage d’utilisation de la voiture dans les déplacements quotidiens devrait diminuer de 10 points, soit une réduction de 23% des émissions de gaz à effet de serre.

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