Expression des élus | Montpellier Méditerranée Métropole

Expression des élus



Conformément au réglement intérieur du conseil de Montpellier Méditerranée Métropole, cet espace d'expression est réservé aux élus métropolitains.

Juillet / Août 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
La logique des contrats financiers

La Métropole a signé avec l'État un contrat financier qui l'engage pour les années 2018, 2019 et 2020. Il fixe le montant des dépenses de fonctionnement du budget principal qui peut évoluer de 1,5 % par an à partir du montant 2017.
Il faut souligner le poids de la contrainte imposée aux collectivités locales :

1. une augmentation d'impôt (qui n'est pas à l'ordre du jour à Montpellier) n'allège pas la contrainte,
2. une dépense accompagnée d'une subvention est enregistrée dans sa totalité,
3. l 'inflation est proche de 2 %.

Les conséquences de cette contrainte sont évidentes : il est absolument nécessaire de redéfinir les périmètres d'intervention. L'État français est confronté à la même nécessité. Il s'est engagé à réaliser 100 milliards d'euros d'économies sur la période 2017-2022 et l'on attend les propositions du Comité Action Publique 2022.
Il faut rappeler avec force que la situation actuelle de notre pays est due à la politique économique, financière, fiscale et sociale des quarante dernières années et qu'elle ne se corrigera pas en un, deux ou cinq ans. Il est clair que des sacrifices devront être acceptés par tous les citoyens français à proportion de leurs facultés contributives. Faute de quoi, les partis populistes à l'extrême droite et à l'extrême gauche pourront devenir crédibles en proposant des politiques laxistes qui ont été abondamment utilisées et qui ont donné les résultats que nous connaissons aujourd'hui.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances


Groupe de coopération métropolitaine
Transparence dans la mutualisation ?

En application du règlement, le groupe de coopération métropolitaine a demandé et obtenu la mise en place d'une mission d'information et d'évaluation du schéma de mutualisation de Montpellier Méditerranée Métropole. Pour la composition de cette mission, le président n'a pas voulu qu'elle soit représentative de l'assemblée, puisque des élus n'appartenant à aucun groupe ne peuvent y siéger ; c'est tout à fait regrettable.
Nous serons attentifs aux données relatives à la mutualisation entre la Ville de Montpellier et la Métropole en comparant notamment l'état avant le lancement du processus en 2014 et un point d'étape en 2018 sur les différents pôles mutualisés : communication, presse, protocole, ressources humaines et relations sociales ainsi que pour la direction générale.
Nous ne manquerons pas de tenir informés les habitants des 31 communes de la Métropole de Montpellier.
Cette mutualisation risque de nous entraîner dans certaines dérives, ce qui est parfois le cas pour des membres du Cabinet du président de la Métropole qui interviennent publiquement dans les débats qui agitent la Métropole de Montpellier faisant fi de leur droit de réserve. Cette situation-là est inacceptable.

Michelle Cassar, pour le groupe de coopération métropolitaine gcmpublic@ml.free.fr


Anne Brissaud, Les Centristes - Nouveau Centre
Bel et heureux été à chacun d'entre vous !

Bon courage aux secouristes, pompiers, bénévoles. #SDIS34 #SNSM

Juin 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
La disparition de la taxe d'habitation

Le gouvernement a prévu la disparition totale de la taxe d'habitation (TH) en 2020. Cette taxe représente une part importante des ressources fiscales du bloc communal (34 % en 2016). Le problème se pose donc de savoir comment compenser cette disparition.
La mission Burr-Richard a présenté récemment deux scenarii :

  • Premier scénario avec deux variantes, soit la part départementale de la taxe sur le foncier bâti est transférée aux communes et aux EPCI au prorata de leurs anciennes recettes de TH, soit cette part départementale est intégralement réservée aux communes.
  • Deuxième scénario : remplacement direct de la TH du bloc communal par un impôt national partagé.

Le rapport met opportunément l’accent sur la « nécessaire cohérence entre la nature des ressources fiscales perçues et les compétences exercées par les collectivités ».
La mission Burr-Richard propose « d’inscrire les premières mesures dans le projet de loi des finances 2019 pour une mise en œuvre effective avant la fin du quinquennat ».
Cette perspective montre la difficulté croissante à prévoir une politique locale à horizon de cinq ans.
Dans un monde en évolution permanente, caractérisée par une incertitude effrayante, il est bon de se souvenir de ce que disait Albert Camus dans son discours de réception du Prix Nobel de littérature en décembre 1957 : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus immense. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ».

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances


Groupe de coopération métropolitaine
Agir pour les habitants

En 2015, la transformation de notre intercommunalité en Métropole était un marqueur fort pour notre territoire tant au niveau international, national mais aussi local.
Aujourd'hui, dans de nombreux domaines, force est de constater que les services assurés par la Métropole ne sont pas à la hauteur de vos attentes. Des compétences comme, l'organisation des transports, la voirie, la propreté des espaces publics, la collecte des déchets... dans nos communes et y compris à Montpellier ne donnent pas du tout satisfaction. C'est pourquoi, nous intervenons régulièrement lors des conseils de Métropole afin que des solutions soient apportées le plus rapidement. Dans nos fonctions, avec les membres du groupe, nous nous attachons à servir la population dans le seul objectif d'anticiper et d'améliorer notre quotidien.
Le temps des prochaines élections municipales est bien trop éloigné pour nous y intéresser !
C'est pourquoi nous continuerons à défendre l'intérêt général des 31 communes et de ses habitants en écoutant vos préoccupations afin d'y apporter des réponses concrètes.
N'hésitez donc pas à nous contacter à l'adresse mail suivante : gcmpublic@ml.free.fr

Michelle Cassar, pour le groupe de coopération métropolitaine


Anne Brissaud, opposition centre droit

Faute de réception dans les délais impartis, cette tribune n'a pas pu être publiée dans ce numéro.

Mai 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
Contrat financier avec l'État

La France a enfin décidé de respecter les règles de notre appartenance à l'Europe. Elle s'est ainsi engagée à économiser 65 milliards d'euros au cours des cinq prochaines années dans les budgets des administrations publiques (État, sécurité sociale, collectivités locales). Pour ce qui concerne les collectivités locales, le gouvernement impose un objectif d'évolution des dépenses réelles de fonctionnement à
+ 1,2 % (inflation comprise).
La Métropole peut bénéficier de deux critères de modulation :
+ 0,15 % au regard de la croissance de la population métropolitaine supérieure à la moyenne nationale.
+ 0,15 % au regard des efforts de gestion passés, notamment la stabilité fiscale décidée par la Métropole.
Le taux accepté est ainsi finalement : + 1,5 %.
Ce taux s’applique au budget principal et non aux budgets annexes. En cas de non respect de l’objectif fixé (qui serait constaté au compte administratif), 75 % des sommes excédant l’objectif seront retenus des recettes fiscales dues à la collectivité. Il faut noter que le contrat ne fixe que l’évolution des dépenses, sans prendre en compte l’évolution des recettes. Une augmentation d’impôts n’allégerait pas cette contrainte. Dans ce système, un investissement pose plus de problèmes quant à son coût de fonctionnement qu’au niveau de son financement (du fait du niveau faible des taux d’intérêt). Les collectivités locales entrent ainsi dans un cercle vertueux de maîtrise des dépenses, tout en satisfaisant les attentes de leurs citoyens. C’est ainsi que l’avenir sera construit.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe de coopération métropolitaine
Le PLUi doit être adopté avant 2020

Le président Saurel nous annonce que le PLUi ne sera adopté qu'après les prochaines élections municipales. Nous demandons qu'il soit voté avant. Sinon, le risque est grand de voir le développement de notre territoire bloqué pendant 6 ans. En effet, de nouveaux élus arriveront au pouvoir dans certaines des 31 communes. Ceux-ci demanderont logiquement un délai pour valider les orientations du PLUi. Ils effectueront alors des changements qui nécessiteront des modifications : études et concertation devront donc être relancées. En clair, le PLUI ne pourra pas être voté avant 2022/2023, au mieux. Or le PLUi fixe les zones à aménager ou à protéger pour les 10 prochaines années, ainsi que les règles qui s'y appliquent. La situation gelée engendrera une inflation des loyers, une augmentation des prix de l'immobilier, une carence de logements, l'incapacité d'accueillir de nouvelles sociétés...
Si nous augmentons les moyens humains et d'expertise à disposition des services, qui font déjà un excellent travail, et si les services de l'État s'engagent à nos côtés, alors le PLUi, sans être bâclé, peut être voté et opposable avant mars 2020.

Isabelle Touzard, pour le groupe de coopération métropolitaine

Anne Brissaud, opposition de centre droit

Contre la généralisation du stationnement payant ! #Liberticide

Avril 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
Finances locales et nationales

Le budget de la Métropole vient d'être adopté. Le temps est venu de préparer les budgets des années suivantes.
Le cadre est totalement défini pour le budget de fonctionnement : une augmentation de 1,2 % est imposée par le gouvernement avec une possibilité d'aller jusqu' à + 1,5 % avec une inflation de 1,2 % en 2017 et une prévision d'inflation voulue s'approchant de 2 %.
Une augmentation d'impôts ne modifierait en rien cette limite. C'est un changement fondamental qui s'impose aux collectivités locales, dont toutes les conséquences doivent être étudiées.
Il est nécessaire, aujourd'hui, à l'image de l'État, de s'interroger sur les compétences exercées par les collectivités locales et sur leur périmètre. C'est plus facile à dire qu'à faire.
Ce propos ne vise nullement à s'opposer à la politique du gouvernement. 40 ans de politiques laxistes nous ont conduits à la situation actuelle : chômage, dette de 2,2 milliards d'euros, déficit extérieur, des secteurs entiers en souffrance (l'éducation, la santé, l'industrie, la sécurité...).
La nouvelle politique enregistre des succès : une croissance de 2 %, un chômage qui baisse, mais des aspects très néfastes persistent, en particulier une perception douloureuse des inégalités de revenu, de patrimoine, de santé, de perspectives d'avenir.
Le moment n'est pourtant pas venu de partager les premiers bénéfices.
Cette réflexion est économique (trop économique ?). Il est essentiel de lui adjoindre une finalité plus politique donnant un sens aux aspirations et aux besoins des citoyens.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe de coopération métropolitaine
Autosatisfaction générale ?

C'est une habitude du président de la Métropole. Dans toutes ses communications à la presse, radio, réseaux sociaux et autres, quel que soit le sujet et l'action, tout est parfaitement exécuté !Tiens, l'exemple de l'épisode neigeux est révélateur.
Le constat est simple ; aucune anticipation, pas de moyen prévu, un blocage complet de notre territoire pendant 48 heures et des services totalement débordés faute de directive claire.
Or dans son bilan la Métropole de Montpellier par la seule voix de son président explique que tout a été fait ! Un affichage systématique des moyens qui masque bien entendu l'objectif de résultat.
Mais les gens ne sont pas dupes, toutes les défaillances apparaissent bien comme une triste évidence et rien n'est fait pour les corriger.
Alors sur ce sujet précis et afin de se préparer aux prochains aléas climatiques, nous sollicitons à nouveau le président pour construire à l'échelle de la Métropole une véritable procédure de crise. Celle-ci doit permettre d'organiser et d'orienter les moyens, de coordonner les services avec nos territoires et faire que l'objectif de résultat soit atteint.

Isabelle Touzard, pour le groupe de coopération métropolitaine

Mars 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
Finances métropolitaines et finances nationales

Le budget de la Métropole pour l'année 2018 est voté. Il s'élève à 857 millions d'euros : 478 millions au budget de fonctionnement, 379 millions en investissement.
Il prend en compte l'évolution de périmètre de la Métropole à compter du 1er janvier 2018 sous l'effet de nouveaux transferts de compétence (issus du Département) et de la poursuite de la mutualisation (entre la Métropole et la Ville de Montpellier).
Ce budget 2018 est loyal : il respecte la promesse de ne pas toucher aux taux de fiscalité locale, ceux-ci restent donc inchangés pour la cinquième année consécutive.
Il prépare l'avenir par une politique d'investissement offensive au bénéfice de l'ensemble des communes : 240 millions d'euros sont programmés en 2018, soit une augmentation de 10 % par rapport à 2017 avec un endettement maîtrisé. Notre capacité de désendettement est inchangée ; elle s'élève à huit ans.
Enfin, ce budget participe aux efforts demandés par l'État inscrits dans le nouveau contexte des finances locales adopté par la loi de Programmation des Finances Publiques pour les années 2018 à 2022. Cette loi prévoit le retour à l'équilibre des finances publiques en 2022, ce qui ne signifie pas que tout sera réglé en 2022.
La France est dans une situation difficile due à quarante ans de politiques économiques laxistes et inefficaces. Elle n'en sortira pas, comme par enchantement, au bout de deux ou trois ans.
Une politique sévère, juste, efficace est nécessaire. Nous pensons, pour notre part, y avoir contribué.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe de coopération métropolitaine
Le budget 2018

Le budget primitif 2018 a été présenté le 5 février dernier à la conférence des maires en l'absence du président. Étonnant... le budget constitue le rendez-vous annuel pour échanger et partager des orientations et projets de la Métropole.
À périmètre de compétences constant, les dépenses d'investissement sont en forte augmentation (équipements sportifs et culturels, cimetière métropolitain, transports...). Les dépenses de fonctionnement augmentent également, contrairement aux objectifs affichés de la mutualisation des services. On affiche + 0 % d'augmentation des taux d'imposition certes, mais les recettes s'accroissent de 6 % grâce aux nouvelles taxes (taxe de séjour et Gemapi), et grâce aux impôts, avec l'augmentation des bases et de la population.
Mais l'excédent généré, en grande partie grâce au transfert de l'épargne des communes à la Métropole au travers des attributions de compensation, pourra financer un ou deux grands projets en fin de mandat... alors qu'avec plus de 2 100 € d'endettement par habitant, notre Métropole reste très endettée.

Isabelle Touzard, pour le groupe de coopération métropolitaine

Anne Brissaud, opposition de centre droit

62 signes pour un message ! De qui se moque-t-on ? #cfMontesquieu

Février 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
Le schéma de mutualisation de la Métropole

Le schéma prévoit le développement progressif d’une coopérative de services à destination des communes et une démarche de rapprochement entre les services de la Ville de Montpellier et de la Métropole ; il est conçu comme espace de projets permettant aux communes volontaires et à la Métropole de partager de l’expertise, des compétences et des moyens dans le respect du Pacte de confiance et des souverainetés communales.
Tous les maires soulignent l’intérêt de l’installation d’un guichet de la Métropole dans chaque mairie, afin d’offrir aux citoyens un accès direct aux services de la Métropole.
La coopération de services : 29 actions ont été retenues. Leur présentation figure dans le schéma avec l’état d’avancement et les indicateurs de réalisation. À titre d’exemple, la plateforme numérique e-administration, e-marchés, e-services.
La démarche de convergence entre la Métropole et la Ville de Montpellier : au 1er janvier 2018, 440 postes ont intégré des services communs. Un plafond de 600 postes est prévu en fin de mandat. La démarche a débuté en novembre 2014 par des mutualisations de postes d’encadrement avant de s’élargir à des services complets. Afin de garantir une stricte neutralité financière du transfert, la clef de répartition adoptée consiste à appliquer un prorata des masses salariales respectives des effectifs transférés dans le service commun à la date de constitution de ce dernier.
Au total, une nouvelle organisation se met en place qui doit permettre à la Métropole et aux 31 communes la composant d’offrir aux citoyens les services attendus.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe de coopération métropolitaine
Pour un véritable projet de voirie métropolitaine

L’entretien et la réfection des voiries de proximité restent une priorité majeure des 31 maires de la Métropole. Cependant, le transfert de cette compétence depuis le 1er janvier 2015 reste problématique sur une bonne partie de notre territoire. L’investissement des agents est apprécié, mais la nouvelle organisation administrative, et le pilotage financier des projets, ne sont toujours pas à la hauteur de nos attentes.
L’état de nos rues et chemins risque de se dégrader, au détriment des usagers. C’est la raison pour laquelle nous sollicitons les dirigeants de la Métropole depuis plusieurs mois maintenant pour qu’ils mettent en place trois mesures essentielles :

  • Création d’un programme pluriannuel d’investissement pour mieux planifier les interventions dans le temps.
  • Évaluation et révision organisationnelle des 6 pôles,
  • Révision des flux financiers entre la Métropole et les communes en dissociant fonctionnement et investissement.

Pour « faire mieux avec moins », il faut mettre en place un véritable projet de territoire afin de rationaliser et optimiser nos moyens sur la voirie et les espaces publics.

Isabelle Touzard, pour le groupe de coopération métropolitaine

Groupe Actions et cohésion du territoire métropolitain

Faute de réception dans les délais impartis, la tribune du groupe n’a pas pu être publiée dans ce numéro.

Janvier 2018

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
Majorité et oppositions

Des groupes d’opposition sont nés, c’est une bonne chose. La démocratie fonctionnera mieux. Les citoyens seront mieux informés. À condition ! À condition que les règles soient observées : être en opposition ne signifie pas pouvoir dire n’importe quoi.
1 – De nouvelles compétences ont été attribuées à la Métropole en ce qui concerne la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations : cette nouveauté autorise la création d’une taxe dont le produit sera consacré à la réalisation de cette compétence. Nous en rendrons compte.
2 – Des services sont mutualisés concernant essentiellement la Métropole et la Ville de Montpellier dans des conditions qui sont systématiquement présentées aux conseils de l’une et de l’autre. Un rapport sera présenté au conseil de Métropole lors de la présentation du débat d’orientation budgétaire.
Rien n’interdit à une autre commune de proposer la mutualisation d’un ou de plusieurs services.
3 – Une rumeur tend à se répandre selon laquelle la Ville de Montpellier tirerait subrepticement parti de la Métropole, dans des conditions opaques. Toutes les relations Ville / Métropole sont présentées et contrôlées par les assemblées, par les services de l’État et de la Cour Régionale des Comptes.
Philippe Saurel a demandé que les comptes de la Ville (et prochainement ceux de la Métropole) soient certifiés par la Cour des Comptes, ce qui exclue toute possibilité de non-respect des pratiques.
En ce début d’année 2018, la majorité métropolitaine vous présente ses meilleurs vœux de bonne et heureuse année !

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe de coopération métropolitaine
Mutualisation des services : faisons le point !

Le schéma de mutualisation entre la Métropole et ses communes a été unanimement voté fin 2015. Il vise « une organisation rassemblée au service du développement solidaire des 31 communes ». Il devait être accompagné d’un pacte de gouvernance et d’administration commune, d’un agenda social, d’une charte financière de partage et contrôle des charges, et d’outils de pilotage et d’évaluation.
Depuis, les regroupements et déménagements de services entre Ville de Montpellier et Métropole sont menés à un rythme accéléré. Installés à l’hôtel de ville, les services ne sont plus accessibles aux 30 maires. Pas de pacte de gouvernance, aucune étude d’impact produite.
En conséquence, en l’absence d’information et concertation préalable, nous avons demandé la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation de la mise en œuvre du schéma de mutualisation, conformément à l’article 9 du règlement intérieur. Notre démarche vise à mesurer avec transparence et discernement l’impact réel du rapprochement des services de la ville de Montpellier et la Métropole, dans l’intérêt de chacune des 31 communes.

Isabelle Touzard, pour le groupe de coopération métropolitaine

Groupe Actions et cohésion du territoire métropolitain

Faute de réception dans les délais impartis, la tribune du groupe n’a pas pu être publiée dans ce numéro.


Décembre 2017

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
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Métropole et territoires

Un sondage IFOP pour Acteurs Publics paru le 20 octobre 2017 doit attirer notre attention. Les Français accueillent d'un œil plutôt bienveillant le changement initié par les groupements de communes (total favorable : 61 %), mais ils identifient certains effets néfastes
qu'il convient de noter.
L'adhésion à l'appartenance de sa commune à une intercommunalité est majoritaire quelle que soit la taille de la commune. Sont bien notés :
- l'accroissement des moyens à l'échelle du groupement de communes,
- la construction d'un échelon de taille suffisante pour peser à l'échelle départementale et régionale,
- une meilleure utilisation des moyens à l'échelle du groupement de communes,
- une plus grande professionnalisation des compétences à l'échelle du groupement de communes.
Certains effets pervers sont relevés.
Ainsi, il est jugé (total d'accord : 88 %) que les métropoles :
- doivent être davantage solidaires financièrement des villes moyennes et des territoires ruraux,
- concentrent les richesses et assèchent les territoires périphériques et les zones rurales alentour.
A contrario, il est jugé que l'État doit aider les métropoles, car elles sont les locomotives du développement des territoires.
Ce sondage témoigne de la perplexité des Français sur la carte des territoires, les inégalités et l'avenir. Il incite aussi les responsables politiques à la recherche difficile d'un équilibre entre la volonté de développement de leur territoire et la solidarité avec les territoires
qui vivent douloureusement leur retard.

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finance

Groupe de coopération métropolitaine
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GEMAPI en 6 lettres comme IMPOTS
Le président Saurel découvre la taxe facultative GEMAPI (gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations) qu'il met aussitôt en place, sans attendre, la Métropole n'ayant pas encore pris cette compétence !
Ce nouvel impôt déguisé est un moyen insidieux et mécanique d'augmenter le budget général de la Métropole en 2018 de 3 millions d'euros, et potentiellement beaucoup plus (jusqu'à 18 millions d'eurospar an) dans les années à venir.
Tout cela a été fait de manière précipitée, sans diagnostic ni concertation locale avec les syndicats de bassin, le Département, les intercommunalités voisines, et en totale méconnaissance des travaux potentiels et de leurs coûts. Aucune réponse sur l'organisation
territoriale, la gouvernance, la projection financière...
Nous avons donc voté contre cette nouvelle taxe face à tant d'incertitude et d'ignorance, alors même que la prévention des inondations passe obligatoirement par un faisceau de mesures dont notamment l'aménagement du territoire. Voilà un lien avec le SCOT
et le PLUI que le Conseil devrait étudier...

Isabelle Touzard, présidente


Novembre 2017

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
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L’attractivité de la métropole
Le cabinet Arthur Lloyd vient de rendre publique une étude sur la création d’emplois dans le secteur privé sur la période 2009-2015 : sur un total de 214 000 créations nettes d’emplois, 175 000 ont éclos dans les aires urbaines de plus d’un demi-million d’habitants.

Les grandes gagnantes de la reprise économique sont aussi celles qui comptent la plus grande proportion de diplômés de l’enseignement supérieur. Bordeaux, Montpellier, Nantes, Lyon, Rennes et Toulouse affi chent une progression de plus de 5 % de l’emploi salarié privé sur la période contre une moyenne de 1,2 % dans l’Hexagone (Paris est exclu de l’étude).
Cette étude souligne l’attractivité de la métropole en termes de performances économiques, capacité d’accueil des entreprises, connectivité et potentiel de croissance, ainsi que de qualité de vie. Elle renforce la nécessité de veiller à ne pas concentrer tous les efforts sur la métropole et à renforcer les liens avec les autres territoires du Pôle Métropolitain (Alès, Nîmes, Sète) et du Parlement des Territoires. Ceci, dans le cadre du contrat fi nancier et fi scal que les métropoles doivent signer avec l’État pour la période 2018-2022 qui impose pour l’instant, deux contraintes lourdes :

- limitation de l’augmentation des dépenses de fonctionnement en valeur (c’est-à-dire infl ation comprise) à 1,2 %,
- fixation de la capacité maximum d’endettement à 11-13 ans.
C’est une politique rigoureuse qui s’impose aux collectivités locales pour que « notre pays regagne la crédibilité nécessaire auprès de nos partenaires européens pour réformer l’Europe ».

Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finance

Groupe de coopération métropolitaine
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Un nouveau groupe
Après que le Président, en juin dernier, ait fait destituer de leurs fonctions de vice-présidents les maires qui refusaient de rejoindre son groupe politique, nous avons créé le groupe de coopération métropolitaine. C’est un simple retour à l’ADN du conseil communautaire où nous représentons nos communes et non un parti politique. Notre groupe sera constructif, coopératif, ouvert, au service du territoire et de l’Institution pour restaurer la confiance entre les élus. Le dernier conseil métropolitain nous a atterrés et attristés tant sur la forme que le fond. Le Président a décidé de retirer la représentation de certaines communes au sein d’organismes extérieurs qui les concernent au premier chef : syndicats de bassin, syndicats d’adduction et régie publique de l’eau. Ces communes et leurs habitants ne sont plus représentés sur ces sujets majeurs. C'est intolérable !
Le Président a instauré la taxe facultative GEMAPI(1) de manière précipitée, sans concertation avec les acteurs de ce dossier, sans connaître les travaux et évaluer leur coût. Nous avons voté contre ce nouvel impôt pour exiger une méthodologie et préserver le citoyen contribuable.
(1) Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations

Les élus du groupe

Groupe Actions et cohésion du territoire métropolitain
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Faute de réception dans les délais impartis, cette tribune n’a pas pu être publiée dans ce numéro.

Octobre 2017

Groupe La République en Marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe
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Soutenir l'économie et l'emploi
Comment concilier efficacité de la politique économique et solidarité nationale ? Tel est le défi du gouvernement.
Pour atteindre cet objectif, il affirme que remettre en marche l'économie française la rendra plus protectrice pour les citoyens et parmi eux, les plus défavorisés.
D'où la réforme du Code du Travail : abolir les règles qui protègent ceux qui ont un emploi mais relèguent toujours plus de travailleurs dans le travail précaire, voire pas de travail du tout.
D'où l'importance des réformes à venir de l'assurance chômage que le gouvernement veut nationaliser et ouvrir à tous.
D'où la réforme de la formation professionnelle à venir.
Il est essentiel de montrer aujourd'hui à nos partenaires européens notre volonté (et notre capacité) à respecter nos engagements.
Il en résulte des décisions concernant la fiscalité dont certaines peuvent interroger. Le levier fondamental de la croissance économique est l'innovation et donc son financement. Les mesures proposées visent à cet effet. Il faudra s'assurer de leur efficacité.
Il en résulte un programme d'économies dans le budget de l'État.
Si la diminution de l'APL semble maladroite, il n'en est pas moins certain que la politique actuelle du logement est un échec, de plus extrêmement dispendieux.
La demande d'économies adressée aux collectivités locales est acceptable à condition d'être réalisable, mais la promesse d'un contrat financier les liant à l'État est intéressante.
Les propositions du gouvernement annoncent un avenir difficile et porteur d'espoir, c'est la raison pour laquelle il doit être soutenu.
Max Levita, vice-président de la Métropole en charge des finances

Groupe Libres et Humanistes
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Il n'y a pas de fatalité. Une alternative à l'augmentation des impôts est possible
L'État transfère aux collectivités la compétence de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) sans semble-t-il assurer l'équilibre financier de ce transfert. Pour assumer cette charge et sa non-compensation prévisible, la
Métropole est autorisée à créer une nouvelle taxe !
La facilité voudrait que nous nous engouffrions dans la brèche pour augmenter nos impôts locaux. Mais avons-nous seulement envisagé d'autres options ? Qu'en sera-t-il aux prochains désengagements ? De nouveaux impôts ?
À l'évidence seul un recentrage sur les priorités de nos communes permettra d'éviter une nouvelle augmentation des impôts.
Anne Brissaud, Eric Petit et Sabria Bouallaga

Septembre 2017

Création du groupe La république en Marche et Apparentés
Groupe La République en marche et Apparentés
Abdi El Kandoussi, président du groupe

Nous venons d'élire un président de la République, une Assemblée nationale. Un gouvernement a été mis en place, son programme a été présenté aux assemblées et accepté. Maintenant il faut le réaliser. Les Français sont parfaitement conscients de la gravité de notre situation : un chômage important que nous n'arrivons pas à éradiquer, des finances publiques en déséquilibre, une dette publique qui ne cesse de croître.
Cette situation nous met dans une position d'infériorité par rapport aux autres pays de l'Union Européenne et met même en danger l'existence de l'Union Européenne.
Le président de la République s'est engagé dans une politique parfaitement consciente de nos difficultés. Ce ne sera ni simple, ni facile. Ce sera douloureux, extrêmement douloureux. C'est peut-être notre dernière chance. Nous le soutenons.
Tel est le sens profond de la création d'un nouveau groupe : « La République en Marche et Apparentés ».
Il ne s'agit pas de condamner ou de rompre avec la pratique des années précédentes. L'élection d'Emmanuel Macron change la donne ; ses propositions exigent, à notre sens, un engagement et un soutien qui nous paraissent impératifs. Le comportement de certains partis politiques – Front National et France Insoumise – renforce la nécessité de notre détermination.
La politique nationale et la politique locale sont intimement liées.
Nous ne pouvons l'ignorer.
Que certains le refusent avec entêtement signifie quelque chose que chacun interprétera !
« Notre premier devoir est tout à la fois de retrouver le sens et la force d'un projet ambitieux de transformation de notre pays et de rester arrimés au réel » Emmanuel Macron.
Max Levita, vice-président en charge des finances

Juillet - Août 2017

Confiance et Économie
Groupe majoritaire d’intérêt communal
La France a un nouveau président de la République, une nouvelle Assemblée nationale, un nouveau gouvernement.
L'importance de la nouvelle majorité montre, sinon la confiance accordée, du moins la clarté du mandat donné pour résoudre les principaux problèmes de notre société, dont principalement le chômage.
La conjoncture est, en ce moment, très favorable. L'Europe connaît une embellie significative. Les principaux indices sont au vert : la croissance économique tend vers 2 %, l'inflation est légèrement au-dessous de 2 %, les créations d'emplois sont importantes. Il est essentiel que la France joue à nouveau son rôle en Europe. Elle le peut à condition toutefois de respecter les règles de discipline budgétaire que les nations de la zone euro se sont librement imposées.
Le président de la République présente, semble-t-il, son action dans ce cadre. Les conditions économiques lui sont favorables.
La croissance s'accélère, il n'est pas étonnant de voir la situation de l'emploi s'améliorer, ce qui crée un climat de confiance qui incite à investir et à consommer : le cercle vertueux est enclenché.
Il ne faut pas se dissimuler que cette dynamique est fragile et que le cercle vertueux peut s'inverser.
Il suffit de voir la situation de la Grande-Bretagne se détériorer à la suite de la sortie de l'Europe pour s'en convaincre.
Tous les acteurs de notre pays doivent participer à la remise en action de notre économie. Les collectivités locales y participent. Le contrat annoncé entre elles et le gouvernement est destiné à cet effet. Les termes n'en sont pas encore connus. Nous les attendons avec confiance.
Max Levita, vice-président en charge des finances

Saccage des équipements métropolitains : l’opposition réagit !
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile
Cette année, encore, la piscine Neptune fait l’objet d’intrusions avec effractions, de la part de bandes de jeunes. Nous ne pouvons plus ignorer ces incivilités à répétitions.
Nous pensons aux jeunes des clubs sportifs, qui sont privés de leurs équipements d’entrainement suite à ces débordements. Au-delà de ces clubs de natation, c’est l’ensemble du public qui se voit privé de son espace de loisir. En effet, les dernières dégradations ont entraîné la fermeture prématurée de la piscine.
La métropole semble tarder à réagir face à ces événements, et n’apporte aucune réponse. Il est pourtant inadmissible que des équipements publics fassent ainsi l’objet d’intrusions.
Nous espérons que des poursuites judiciaires seront entamées, pour faire suite à ces dégradations qui nuisent au collectif.
Jacques Domergue, président du groupe

5M : Mobilisation sur les Mobilités de Montpellier Méditerranée Métropole !

Groupe Libres et Humanistes

Cet été nous avons décidé d'ouvrir le grand chantier des Mobilités sur notre territoire afin de concourir à faire aboutir le schéma directeur tant attendu par nos concitoyens.
L'espace suivant est à votre disposition : facebook.com/Libresethumanistes
Rendez-vous sur cette page pour exprimer vos diagnostics, vos attentes, les soucis que vous rencontrez au quotidien comme dans des cas particuliers, les solutions que vous envisagez, les souhaits ou les projets que vous voudriez partager.
Anne Brissaud, Sabria Bouallaga et Eric Petit


Juin 2017

Le programme du Président pour les collectivités
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Les Français ont choisi la République et l'Europe à travers l'élection d'Emmanuel Macron. Un certain nombre de projets pour les collectivités locales ont été proposés au cours de la campagne :

Réforme territoriale : « la commune doit rester l'échelon de référence de notre organisation institutionnelle » avec pour projet de « réduire de 25 % le nombre de départements d'ici à 2022, principalement là où de grandes métropoles ont été créées ».
Relations financières État-collectivités : il est proposé « un pacte de responsabilité » afin de « réaliser 10 milliards d'économies sur cinq ans ». Il est proposé de permettre de revenir sur la réforme des rythmes scolaires et de laisser une certaine liberté sur la gestion salariale des agents territoriaux. Une « conférence des territoires » devrait se réunir tous les six mois associant tous les niveaux de collectivités et des magistrats de la Cour des comptes pour évaluer les efforts en matière de dépenses publiques et prévoir les conséquences du non-respect des engagements.
Fiscalité locale : d'ici à 2020, 80 % des ménages seront exonérés de la taxe d'habitation. « L'État remboursera, à l'euro près, au taux actuel, les dégrèvements ; les maires conservant les pleins pouvoirs en matière de fixation des taux. »
Investissements publics : un plan de relance sur cinq ans est prévu, doté de 50 milliards d'euros, dont 10 milliards destinés aux collectivités.

Des projets lourds de conséquences nécessitant des précisions, afin de construire ensemble, l’État et les collectivités, les politiques destinées à résoudre nos problèmes.

Max Levita, vice-président en charge des finances

Appel au respect des principes républicains
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Sans complaisance avec le Front national, notre responsabilité est de dénoncer l'action du président, qui a utilisé un bâtiment géré par la Métropole pour faire de la propagande politique. En période électorale, les collectivités publiques doivent pourtant respecter un principe de neutralité.
Si Monsieur Saurel ne supporte pas – comme nous – l'idée de voir le FN au pouvoir, alors nous lui suggérons d'adopter une politique de l'action, plutôt qu'une politique de communication. Si ce coup d'éclat lui a permis d'avoir les gros titres de la presse, il n'aura pas gagné en respect vis-à-vis d'une partie des Montpelliérains.
Pour les électeurs frontistes, votre action constitue avant tout une provocation, qui ne les détournera pas de leur chemin, au contraire !

Jacques Domergue, président du groupe

Pour un SCoT en phase avec nos besoins en déplacements
Groupe Libres et Humanistes

Les déplacements urbains et périurbains sont un enjeu majeur de nos futurs modes de vie. Les différents modes de déplacement et leurs développements doivent en ce sens être envisagés en fonction de leur pertinence pour l'avenir des femmes et des hommes à qui ils s'adressent. Dès lors, ils doivent guider notre urbanisation et non l'inverse.
Pour ne pas commettre sur notre Métropole les erreurs faites sur Montpellier (conduisant notamment à une saturation des axes de circulation...), il nous semble essentiel d'accélérer les études sur le Schéma directeur des mobilités, afin d'alimenter le PDU (Plan de déplacements urbains) et le SCoT.

Anne Brissaud, Éric Petit, Sabria Bouallaga

Mai 2017

Les Finances Publiques
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Les règles européennes (que la France a acceptées) imposent deux limites : un déséquilibre du budget inférieur à 3 %, (que la France n'a jamais respecté), une dette inférieure à 60 % du PIB (le niveau de 95 % est dépassé).
On peut facilement noter que deux candidats (sur onze) seulement semblent se préoccuper des politiques à mener pour respecter les engagements pris.
Et pourtant il en va de notre crédibilité auprès de nos partenaires européens. Il en va peut-être de la survie de l'Europe.
La légèreté avec laquelle certains candidats envisagent de sortir de l'euro est sidérante ; il s'en suivrait automatiquement un chaos difficile à prévoir mais néanmoins certain. Un dérapage incontrôlé du franc qui serait alors soumis au bon vouloir des marchés financiers. Une inflation impossible à maîtriser. Un chômage encore plus monstrueux que celui que nous connaissons. Un effondrement de l'activité économique. Une montée vertigineuse des taux d'intérêt. Une explosion de l'Europe.
Nous vivons aujourd'hui dans un monde quasiment sans frontières dans lequel toutes les nations sont interdépendantes.
Quelle serait la situation de la France si l'Europe n'existait plus ?
Il existe des chemins pour sortir notre pays de la situation difficile dans laquelle il est – une politique économique rigoureuse avec une solidarité renforcée à l'égard des victimes de la concurrence internationale. Une politique d'éducation et de formation plus efficace et plus juste – un aménagement du territoire équilibré.
Les choix que les Français vont faire sont déterminants pour la France, les Français et toutes nos institutions, dont les collectivités locales.

Max Lévita, vice-président en charge des finances

Vigilance sur la réforme du stationnement en surface
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

La loi MAPTAM donne la possibilité aux collectivités de jouer leur rôle à plein en matière de stationnement. Nous sommes soucieux que cette réforme en cours préserve trois points cruciaux. Tout d'abord, la nouvelle gestion doit laisser le centre-ville attractif, et favoriser les modes de transport respectueux de l'environnement. Ensuite, cette privatisation du service ne doit pas conduire à une répression excessive. Nous avons en ce sens réclamé qu'un délai de 15 minutes soit laissé aux usagers, au-delà de la durée effectivement réglée. Enfin, cette réforme doit favoriser les emplois pour les Montpelliérains. Afin de ne pas laisser le sentiment que l'on cherche à nouveau à taxer indirectement les habitants, il faut donner des signes positifs, et créer de l'emploi grâce à cette réforme.

Jacques Domergue, président du groupe

Trier plus, jeter moins et... payer moins ?
Groupe Libres et Humanistes

Nombreux sont ceux qui ont pu constater la réduction du nombre de passages de nos éboueurs. Comment l'expliquer alors que la taxe de levée des ordures ménagères ne diminue pas ?
Soit il y a moins de déchets et des économies sont réalisées sur leur traitement, soit le tri sélectif est plus important et ce sont les éco-organismes qui financent. Dans les deux cas, des économies sont faites et la diminution du service devrait se traduire par une compensation directe.
Ne pas baisser cette taxe est un choix politique mettant en péril le 1er geste citoyen qu'est le tri. C'est pourquoi nous avons voté contre.

Anne Brissaud, Eric Petit, Sabria Bouallaga

Avril 2017

L'attraction de Montpellier
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Cinq raisons de s'implanter à Montpellier :
1. Une démographie dynamique, la plus forte croissance des métropoles françaises. 6 550 nouveaux habitants par an. 43 % de la population en dessous de 30 ans.
2. La capacité d'innovation avec ses universités, ses centres de recherche, son école de commerce, ses écoles numériques, ses formations dédiées au cinéma, aux effets spéciaux, aux jeux vidéo.
Labélisée Métropole French Tech, un Bic (Business Innovation Center) dans le top 10 mondial, des incubateurs d'entreprise, le 6e CHU français.
3. La qualité de vie par sa proximité avec la Méditerranée et une programmation culturelle et sportive de haut niveau : opéra et orchestre national, festivals de musique, de danse, de cinéma. Des équipes sportives de 1er plan : football, rugby, hand, volley. Une métropole de 440 000 habitants au coeur du plus grand vignoble du monde.
4. Les coûts d'implantation réduits par rapport aux autres métropoles.
5. Une main d'oeuvre disponible et formée : 72 000 étudiants, 36 000 cadres supérieurs. La croissance de l'emploi est particulièrement forte, portée par une économie présentielle et un tourisme culturel
et d'affaires développé.
Tous les éléments sont réunis pour faire de Montpellier une métropole attractive au niveau français et européen.
Il s'agit donc d'assurer les conditions de développement économique d'un territoire dynamique tout en veillant à un développement équilibré des autres territoires : création d'un pôle métropolitain de 1 million
d'habitants avec Nîmes, Alès, Sète et d'un parlement des territoires.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Pourquoi nous avons voté le budget de la métropole
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Lors du DOB, nous avons souligné le manque de lisibilité des axes de développement de la métropole montpelliéraine. De même que nous avons souligné la nécessité de lutter activement contre l'absentéisme, qui nuit à l'image de la ville. G. Lannelongue et J. Domergue étaient les seuls représentants de l'opposition lors de ces discussions. En conscience, et parce que les remarques effectuées ont été entendues, nous avons voté le budget. Comment ne pas soutenir un budget qui n'augmente pas les taux fiscaux, qui maintient l'investissement, qui réduit les effectifs par la mutualisation, qui agit contre l'absentéisme, qui réduit la dette et qui ébauche une prospective de développement métropolitain. L'opposition doit être constructive, au risque d'être inefficace si elle est systématiquement négative.

Jacques Domergue, président du groupe

Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) : l'occasion de mieux faire !
Groupe Libres et Humanistes

La révision du SCoT en cours est l'occasion d'améliorer la vie de nos concitoyens. Pour nous, la priorité est l'optimisation des aires urbaines et périurbaines par la mixité des espaces en vue d'une réduction des temps de déplacement. Montpellier est parmi les villes les plus embouteillées de France, la région est avant-dernière en matière de logement... Visons mieux pour notre Métropole ! Les lois n'y feront rien sans rupture avec les pratiques actuelles. Le nombre n'est pas une solution. La promesse socialiste de 500 000 constructions dont 150 000 logements sociaux est loin d'être tenue, tant mieux. Revoyons la copie.

Anne Brissaud, Sabria Bouallaga, Éric Petit

Mars 2017

Le prochain budget de la Métropole
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Le budget primitif 2017 de la Métropole est adopté :
- en respectant pour la quatrième fois la promesse de Philippe Saurel de ne pas toucher aux taux des impôts locaux (c'est un exploit qu'il faut souligner, la preuve : Montpellier est la seule métropole française, avec Paris, à l'avoir fait).
- en rendant les mêmes services aux Montpelliérains sans en modifier la qualité.
- en préparant l'avenir avec un volume d'investissement important sans engager un endettement insupportable.
Toutefois, il faut prévoir que « au-delà de l'année 2017, le rétablissement structurel des finances publiques appelle des efforts d'une ampleur inédite sur les dépenses » indique le rapport public annuel de la Cour des Comptes.
Certes un nouveau président de la République sera élu en mai avec une autre politique. Sera-t-elle fondamentalement différente pour les collectivités locales de celle que nous connaissons ? C'est peu vraisemblable.
La France a pris des engagements auprès de ses partenaires européens, qu'elle n'a jamais respectés jusque-là. Pourra-t-elle poursuivre sur cette voie sans mettre en péril toute la construction européenne ?
Certains candidats à l'élection présidentielle proposent de sortir de l'Euro sans mesurer la portée exacte de cette éventualité.
Il est donc nécessaire de prévoir d'ores et déjà les différents scénarii possibles pour adopter une politique métropolitaine dynamique, juste et efficiente qui prépare un avenir satisfaisant.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

L'insécurité est l'affaire de tous, y compris celle de la métropole
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Petite délinquance, agression verbale et insécurité chronique s'installent dans notre ville. Il suffit de lire quotidiennement les journaux locaux pour se convaincre de ce phénomène désolant, face auquel les acteurs publics semblent impuissants. L'opposition refuse de se résigner à cet état de fait, et souhaite participer à l'effort commun pour assurer la tranquillité des Montpelliérains. Le groupe Les Républicains souhaite s'inscrire dans une démarche constructive, en faisant des propositions concrètes pour remédier à cette situation. Il revient à présent aux responsables en place de prendre la mesure de la situation, et d'agir de façon proactive contre l'insécurité. Tous les acteurs doivent jouer leur rôle à plein, pour assurer la tranquillité de notre ville.

Libérons les énergies !
Groupe Libres et Humanistes

Nous ne partageons pas à l'évidence toutes les orientations du budget 2017. La pression fiscale reste trop importante, il faut viser l'augmentation du revenu disponible de chaque Montpelliérain - Les mesures de soutien aux entreprises ne sont pas du tout convaincantes, trop d'encadrement pas assez d'espaces de liberté pour entreprendre - Supprimer la voiture du centre-ville et continuer d'investir sur le tram n'est pas un choix d'avenir. 450 M€ pour la ligne 5 c'est 2 400€ par foyer fiscal - La mutualisation forcée n'apporte aucune économie réelle. Notre note sur le Budget 2017 : peut beaucoup mieux faire.

Anne Brissaud, Sabria Bouallaga et Éric Petit

Février 2017

Économie et politique
Groupe majoritaire d’intérêt communal

Il existe une affi rmation discutable : le politique décide, la volonté politique peut tout. Nous en avons la représentation en cette période électorale.
Untel propose une politique d'investissement soutenu (avec vraisemblablement un accroissement du défi cit budgétaire) comme si cela entraînerait automatiquement une croissance supplémentaire qui déclencherait également une réduction du chômage. Cette politique a été mise en place à plusieurs reprises depuis 1975 avec des succès mitigés.
Tel autre propose une réduction des dépenses publiques de 100 milliards d'euros et les collectivités locales seraient touchées à nouveau. Pour mémoire, les fi nances de la Métropole ont perdu 170 millions d'euros sur le mandat 2014-2020. Un nouveau choc serait terrible.
Tel autre propose la sortie de l'euro sans (pré)voir toutes les conséquences. Cette sortie permettrait de s'affranchir des règles européennes pour fi nancer une politique d'investissement soutenu (cf. plus haut). À noter que la dette de la France est libellée en euros, il faudra donc rembourser des euros. Une sortie de l'euro permettrait certes la création d'un franc fatalement dévalué entraînant donc une augmentation de la dette ; à quoi il faudra ajouter la réticence des préteurs et donc l'augmentation des taux d'intérêt et une infl ation monstrueuse.
Quelle politique économique possible ? C'est une question diffi cile. Des contraintes existent qui doivent être impérativement respectées. Ces contraintes peuvent être changées mais il faut en discuter avec nos partenaires européens et n'oublions pas que la France n'a jamais respecté depuis la création de l'euro, les règles européennes qu'elle avait elle-même décidées.

Max Lévita
Vice-président en charge des fi nances

Les rapports de la Chambre Régionale des Comptes sont toujours instructifs
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Le dernier rapport des magistrats fi nanciers nous a permis d'être éclairé sur la gestion fi nancière de la Métropole. Il est alarmant de constater que les recommandations formulées dans le cadre de cet audit ne sont jamais suivies d'effets, en particulier sur la gestion du personnel. Recours massif à des contractuels, temps de travail effectif inférieur de près de 90 heures à la durée légale (fixée à 1 607 heures par an), recours paradoxal aux heures supplémentaires, et taux d'absentéisme record...
Beaucoup d'indicateurs fi nanciers et de gestion sont dans le rouge. Certes, l'examen portait sur une période antérieure, mais les solutions à apporter doivent l'être par l'actuel ordonnateur. Saluons le travail des magistrats, et espérons qu'il ne soit pas vain.

Soyons les acteurs de notre avenir
Groupe Libres et Humanistes

La circulation dans la métropole est saturée et nos besoins en
mobilité deviennent de plus en plus prégnants. Les solutions traditionnelles comme le tramway ne peuvent résoudre tous les problèmes. Lors du conseil du 14/12 (5h59), nous avons proposé d'envisager de nouveaux moyens de déplacement intégrant la mixité des usages et des voies.
La Métropole pourrait être leader dans la mise en œuvre de nouveaux modes propres et durables : voitures et bus autonomes, auto-partage... Autant de solutions existantes et futures pour une mobilité des habitants de la métropole facilitée et de surcroît écologique, partagée et plus économique.

Anne Brissaud, Sabria Bouallaga, Éric Petit

Janvier 2017

L'avenir de la mondialisation
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Aujourd'hui, il est admis que la mondialisation fait beaucoup de dégâts. Cependant elle a fait sortir des millions d'individus de la pauvreté, elle a amélioré la concurrence et a réduit les prix au bénéfice des consommateurs. Tous les pays ont bénéficié de ses bienfaits.
Mais elle a aussi une face négative. Des activités ont été délocalisées dans des pays à coûts plus bas, d'où la dislocation de nombreuses industries et de régions entières et donc un développement vertigineux du chômage. Il y a des victimes et des gagnants de la mondialisation : tous ceux qui se sont adaptés. L'explosion des inégalités est douloureusement ressentie : inégalité de revenus, de logement, de santé, d'éducation.
A-t-on été sensible au sort des perdants ? Ce n'est pas sûr. Du moins les victimes ne le ressentent pas.
La mondialisation est nettement remise en cause. On promet une inflation des droits de douane et d'ériger des murs pour se protéger du voisin.
La tentation du protectionnisme renaît, presque partout dans le Monde, qui se double en France, par une remise en cause de la construction européenne.
Est-ce la bonne solution ? Vraisemblablement non. Le protectionnisme est une solution coûteuse et inefficace. Les coûts de production augmenteraient, donc les prix. Le pouvoir d'achat baisserait de façon très importante.
Au final, il faut que la mondialisation profite à tous, que les gains soient équitablement répartis. C'est plus facile à dire qu'à réaliser.
À chacun de nous de voir et d'apprécier, durant la campagne présidentielle, les solutions proposées par les candidats.
Je souhaite à chacun d'entre vous mes meilleurs vœux de bonne et heureuse année.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Nouveau stade : vers un déclassement de la ville de Montpellier ?
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

M. Saurel annonce la construction d'un nouveau stade pour la ville. Ce stade - plus petit - coûtera quelque 120 millions d'euros.
Un débat de fond sur ce projet semble utile. Si l'on construit un nouveau complexe, n'est-il pas judicieux de se tourner vers une structure plus grande, susceptible d'accueillir des compétitions internationales ? Un stade de seulement 25 000 places est-il à la hauteur de Montpellier ? Toujours est-il que, investissement à la hauteur ou non, celui-ci pèsera durablement sur les finances de la collectivité : plus de 10 ans ! N'y a-t-il pas d'autres priorités ?Le jeu en vaut-il la chandelle ? Ce sont toutes ces questions qu'il faut se poser, dans le cadre d'un dialogue auquel les habitants de La Paillade doivent être invités.

Changeons définitivement de cap !
Groupe Libres et Humanistes

Le DOB est l'occasion de mettre en exergue la mauvaise gestion des socialistes pendant le mandat précédent sur les bases du dernier rapport de la CRC. Au lieu de profiter des nouvelles ressources dues à la croissance démographique et assainir les comptes, ils ont préféré dépenser sans compter malgré les avertissements ! Le mandat précédent a été catastrophique en matière financière mais aussi en gestion des ressources humaines. L'absentéisme (le plus élevé de France) est la conséquence d'un manque de vision et d'un mauvais cap. Nous avons un impératif dans l'intérêt de tous : changer le cap et tourner le dos à cette gestion dispendieuse !

Anne Brissaud, Sabria Bouallaga, Éric Petit

Décembre 2016

Construire Notre Avenir
Groupe majoritaire d'intérêt communal

France Stratégie a publié en octobre un rapport inquiétant « Lignes de faille. Une société à réunifier », inquiétant par les faits qu'il révèle et par les interprétations qu'il suscite.
Les faits : les Français portent sur eux-mêmes un regard excessivement noir et sont pessimistes quant à leur avenir.
« Six lignes de faille traversent la société française : elles séparent les riches et les pauvres, ceux qui bénéficient d'une trajectoire ascendante et les autres, ceux qui sont bien intégrés sur le marché du travail et ceux qui peinent à s'y insérer, les jeunes générations et celles plus âgées, les habitants des territoires prospères et les résidents des espaces en déshérence, enfin les Français sans ascendance migratoire directe et les immigrés ou descendants d'immigrés ».
Le rapport distingue le regard porté par les Français sur leur propre situation des faits qui ressortent des chiffres. Il ne s'agit pas « d'opposer la vérité des statistiques à la fausseté des opinions ».
Il importe de se battre sans relâche contre les fausses vérités et il faut identifier les raisons du décalage entre le regard que la société porte sur elle-même et l'image qu'en donnent statisticiens et chercheurs.
Le rapport appelle, en conclusion, à un « débat politique sincère » pour l'élaboration et l'exposition de projets cohérents soumis à l'arbitrage des citoyens, ce qui exige de la cohérence, de la transparence et de la lisibilité.
Vaste programme. Le rapport cite Renan « ce qui nous est commun se définit d'abord par un avenir partagé ».

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Faute de réception dans les délais impartis, la tribune du groupe Les Républicains - Centre - Société civile n’a pas pu être publiée sur cette page.

Groupe Libres et Humanistes

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Novembre 2016

Une autre politique ?
Groupe majoritaire d'intérêt communal

La campagne présidentielle actuelle présente quelques aspects forts inquiétants : en particulier l'abandon du respect de la règle de 3 % comme limite du déficit du budget de l'État.

Rappelons que cette règle à ce niveau de 3 % a été dictée par la France et que la France ne l'a jamais respectée, ce qui lui donne un statut particulier parmi les autres pays européens qui n'est pas obligatoirement favorable.

Le second point à souligner est la croyance tenace à l'argument suivant lequel « creuser le déficit, c'est le seul moyen de réformer » et de relancer la croissance « par un choc de confiance ».

C'est un argument présenté depuis 1974 avec le succès que l'on peut constater : un chômage de plus en plus fort et donc de plus en plus inquiétant pour la société française, une croissance qui n'atteint jamais les niveaux espérés, un endettement de plus en
plus vertigineux.

Le troisième point concerne les taux actuels des emprunts : ils sont exceptionnellement bas. Cette situation est-elle tenable ? Tous les experts s'accordent à penser que non. Le problème est de savoir quand ils remonteront pour atteindre quels niveaux.

Nous affrontons donc une situation extraordinairement difficile avec des instruments qui ont fait la preuve de leur inefficacité : il y a de quoi être préoccupé.

Seule certitude : les relations entre l'État et les collectivités locales ne seront pas marquées par un relâchement des contraintes. À charge pour elles d'élaborer dans un contexte aussi périlleux une stratégie adaptée.

Max Lévita, vice-président en charge des finances

Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

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Vigilants

Groupe Libres et Humanistes

Nous sommes vigilants sur l'ensemble des dossiers concernant votre quotidien et l'avenir de la Métropole.
En ce sens, lors du dernier conseil nous avons voté contre l'augmentation de la taxe de séjour (+50 % et 40 % sur les 3 et 4 étoiles dans les plus grandes communes, nouvel impôt pour certaines), avons interrogé le Président sur le montant de la nouvelle recette et son objectif. Nous sommes aussi intervenus sur l'affaire concernant le Centre Nautique Neptune demandant plus d'informations sur le fond du projet dont le coût est estimé à plus de 18 millions d'euros mais soutenant sa rénovation dont la nécessité ne fait aucun doute.

Sabria Bouallaga, Anne Brissaud, Éric Petit

Octobre 2016

Les relations Métropole - Département
Groupe majoritaire d'intérêt communal

La loi NOTRe prévoit le transfert du Département vers la Métropole d’au moins trois compétences parmi les compétences ou blocs de compétences suivants :
• attribution des aides au titre du fonds de solidarité pour le logement (FSL).
• aide aux jeunes en difficulté (FAJ).
• actions de prévention spécialisée auprès des jeunes et des familles en difficulté
• tourisme, culture et construction, exploitation et entretien des équipements et infrastructures destinés à la pratique du sport ou une partie de ces compétences
• missions confiées au service public départemental d’action sociale.
• adoption, adaptation et mise en oeuvre du programme départemental d’insertion.
• personnes âgées et action sociale ou une partie de ces compétences (à l’exclusion des prestations légales notamment l’APA)

La Métropole demande le FSL, le FAJ et la Culture. En cas de désaccord, la totalité de ces compétences et blocs de compétences est transférée à la Métropole, sauf la construction, reconstruction, aménagement, entretien et fonctionnement des collèges. Les collèges sont uniquement transférés d’un commun accord.
La gestion des routes classées dans le domaine public départemental doit être obligatoirement transférée à la Métropole ou exercée par le Département en cohérence avec les politiques mises en oeuvre par la Métropole.
La discussion est engagée sous la direction du Président de la Chambre Régionale des Comptes pour arrêter les conditions de transfert : détermination précise du périmètre des compétences transférées, des conditions financières, des effectifs transférés. Le but recherché : la cohérence des actions de la Métropole sur son territoire et le renforcement de leur efficacité.
La discussion devrait se clore avant la fin de l’année 2016.

Max Lévita

Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

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Libres et Humanistes
Groupe Libres et Humanistes

Nous avons décidé de nous organiser ensemble et de créer le groupe « Libres et Humanistes » où se retrouvent des personnes libres et dont la perspective humaniste guide toutes les décisions et les votes.
Cette vision qui replace l’homme au centre de tous les débats est indispensable à la recherche du mieux-être des habitants de la Métropole. Nous nous battrons pour cela au fil des dossiers, nous n’hésiterons pas à interpeller la majorité et à faire savoir autant nos approbations que nos oppositions.
N’hésitez pas à nous solliciter et à nous présenter vos sujets d’inquiétude, nous serons à l’écoute de chacun d’entre vous.

Sabria Bouallaga, Anne Brissaud, Éric Petit

Septembre 2016

Hommage à Michel Rocard
Groupe majoritaire d'intérêt communal


Michel Rocard est mort. Il serait navrant que les idées qu'il a portées disparaissent avec lui.
Il est utile de parler de Michel Rocard pour ce qu'il nous lègue.

D'abord un sens aigu de la morale, de l'éthique que nous devons souligner dans les temps difficiles que nous vivons. Ne nous leurrons pas, nous vivrons d'autres temps difficiles qui vont exiger de nous tous le sang-froid, la capacité d'analyse des situations, le respect des autres, la volonté d'agir, le « parler vrai » pour expliquer, pour convaincre. C'est une conception de la politique : celle qui ne dissocie jamais les moyens et les fins.

Ensuite, Michel Rocard est un des rares hommes politiques français avec Pierre Mendès France, à avoir compris l'importance de l'économie dans le monde moderne. On ne peut pas avoir une bonne politique sans une bonne politique économique mais seule, une bonne politique économique ne donne pas une bonne politique. C'est une condition nécessaire, elle n'est pas suffisante.

La seule volonté politique ne vaincra pas le système économique. On ne peut pas séparer les objectifs d'une politique économique et sociale des moyens nécessaires pour les atteindre. Il s'agit de comprendre le réel pour le changer vers l'idéal annoncé.

Cette réconciliation de la gauche avec l'économie n'est pas encore réalisée. Peut-être même peut-on juger que la culture économique de nos chefs d'entreprise et de nos syndicalistes est encore insuffisante !

Enfin, Michel Rocard nous apporte une autre vision de l'État, résolument non jacobine, résolument décentralisatrice. La Révolution n'est plus à l'ordre du jour mais la réforme, une réforme qui fait appel et qui fait confiance aux acteurs pour transformer la société : les acteurs économiques, les syndicats, les citoyens.

Ne rendons pas hommage pour oublier ensuite le message. Les deux hommes politiques français auxquels on rend le plus hommage sont Pierre Mendès France et Michel Rocard. Mon voeu le plus cher : qu'ils soient entendus et imités.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Juillet / Août 2016

Le compte administratif de l'année 2015
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Nous sommes tenus de présenter l'ensemble des opérations budgétaires réalisées durant l'année écoulée, ce qui permet de connaître l'état comptable de la collectivité.
Une difficulté toutefois : 2015 est la première année de fonctionnement de la Métropole. Si notre métropole a bien fonctionné (c'est un succès notable), elle a exercé des compétences nouvelles transmises par les communes, ce qui augmente considérablement le volume des opérations d'où la difficulté de comparer avec l'année précédente.
Les chiffres clés :

33 millions d'euros de dépenses d'équipement dont 75 millions pour le budget principal et 34 millions sur le budget transport.
• Les dépenses de fonctionnement, à périmètre constant, ont été contenues : une baisse de 1,4 %
• La masse salariale, à périmètre constant, son augmentation a été maintenue et limitée à 2,5 %
• Les subventions aux associations culturelles et sportives ont été maintenues à un niveau élevé : 26,8 millions d'euros.
• Les taux d'intérêt sur les marchés financiers sont restés, tout au long de l'année, à des niveaux particulièrement bas, certains taux à court terme étant négatifs, ce qui a permis de réduire de 8 % les charges financières.
• À périmètre constant, les recettes de fonctionnement baissent de 1 % du fait de la réduction des dotations de l'État. Néanmoins l'engagement de ne pas augmenter les taux d'imposition a été tenu.

Au total les résultats de l'année 2015 sont satisfaisants et montrent une maîtrise certaine de nos engagements. Il en sera vraisemblablement de même pour l'année 2016.
Pour l'année 2017, le président de la République vient d'annoncer une réduction de l'effort demandé au bloc communal de 50 %.
Au lieu de 10 millions prévus, la réduction ne serait plus que de 5 millions. Bonne décision à condition que le président élu en 2017 ne revienne pas, dans les budgets 2018 et ultérieurs, sur cet engagement. Une situation satisfaisante pour l'heure, mais une attention encore plus grande sur les évolutions futures.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Contre un gouvernement de l'insécurité
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

L'actualité montre une nouvelle fois l'état de déliquescence de notre société et la faiblesse de nos moyens de défense contre le terrorisme, la délinquance et la barbarie. Notre gouvernement semble aujourd'hui incapable de trouver l'équilibre entre son devoir de protéger les Français dans la durée et celui de préserver les libertés publiques.
En cette période si difficile pour notre pays, les élus du groupe Les Républicains-Centre-Société Civile invitent Monsieur Philippe Saurel, Maire de la ville de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole, à faire un effort supplémentaire afin de répondre au sentiment d'insécurité que ressentent nos concitoyens. La sécurité dans le centre-ville de Montpellier se dégrade chaque jour un peu plus, certains quartiers du centre étant devenus infréquentables. Il est temps de rendre à cette ville et à ses alentours l'attrait et la joie de vivre qui les caractérisaient auparavant.

Juin 2016

Les grands investissements
Groupe majoritaire d'intérêt communal

Une Métropole sans projets n'a pas d'avenir. Nous en avons pleinement conscience, tout en tenant compte de la situation économique et financière du moment. La Métropole, la Ville et leurs satellites (la Serm - Saam ; ACM ; TaM ; Mercatis ; le CCAS) investissent pour maintenir le patrimoine et pour préparer l'avenir sur les 7 piliers d'excellence.

• La Santé : Élaboration du projet de territoire Montpellier Capital Santé, accompagnement du Pôle de Compétitivité Eurobiomed et de l'entreprise Kyomed.
• Transport et Mobilités : Participation aux projets Ligne Nouvelle Montpellier-Perpignan et contournement Nîmes - Montpellier, bouclage de la ligne 4, participation aux projets de contournement Est et Ouest de la Métropole et déviation de la RN 113 à Baillargues, acquisition de 9 bus au gaz naturel de Ville, desserte de la gare nouvelle Montpellier Sud de France.
• Le Numérique et l'Innovation : Labellisation du Pass French Tech : hôtel d'entreprise, sites d'incubation, schéma directeur d'aménagement numérique.
• Développement Économique, Tourisme et Industrie : Mise en place d'un office du tourisme métropolitain, schéma de développement et d'aménagement touristique, soutien à l'économie sociale et solidaire, missions économiques à l'international, soutien à l'emploi et à la formation professionnelle, mise en chantiers de plus de 6 000 logements.
• Agroécologie et Alimentation : Élaboration d'une stratégie innovante concertée à l'échelle de l'intercommunalité.
• Culture, Patrimoine et Universités : Construction du Centre d'Art Contemporain et création d'un nouveau Conservatoire à rayonnement régional, soutien à plus de 20 clubs sportifs d'élite et à la pratique amateur, soutien aux évènements scientifiques.

Il est prévu d'investir en 2016 plus de 470 millions d'euros. Ce montant signe notre engagement tout en respectant les contraintes qui pèsent sur nous : la diminution des dotations de l'État, la croissance démographique du territoire, la promesse de ne pas toucher aux taux d'imposition locaux et la volonté de maîtriser notre dette. Confiance et circonspection.

Max Lévita
Vice-président en charge des finances

Le superflu avant le nécessaire ?
Groupe Les Républicains - Centre - Société civile

Monsieur le maire et président de la Métropole Philippe Saurel vient récemment d'annoncer la construction d'un nouveau stade de football d'ici 2020 ou 2021, pour un budget de 120 à 130 millions d'euros. Mais n'y a-t-il pas une utilisation plus urgente à faire de l'argent de nos impôts ? Ou bien Philippe Saurel envisage-t-il de réduire à nouveau la fréquence du ramassage des ordures ? Les touristes venus profiter des longs week-ends de pont ont pu admirer le spectacle affligeant offert par les rues de la ville de Montpellier en matière de propreté, qu'il s'agisse des tas d'ordures à même le sol ou encore des containers pleins à ras bord.
Comme nous l'avions déjà dénoncé le mois dernier, ce sont les habitants qui trinquent : les services continueront d'être réduits dans de nombreux domaines (restauration scolaire, nettoyage des classes et ramassage des ordures, pour ne citer qu'eux), afin de tenir le budget... ou pour construire un stade ?

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